Rétif de la Bretonne et le monde du livre

 

 

 

Rétif de la Bretonne et le monde du livre

 Appel à contribution

Une journée d’étude consacrée à « Rétif de la Bretonne et le monde du livre »  organisée en partenariat par l’ENSSIB avec le soutien du Centre Gabriel Naudé et la Société Rétif de la Bretonne, se tiendra à Lyon le 13 mars 2015 dans les locaux de l’École nationale supérieure des sciences de l’Information et des bibliothèques.

Prévue depuis longtemps, puis retardée, cette journée a vu sa date se préciser brusquement en raison de futurs travaux au siège de l’école. Nous avons bien conscience du peu de temps que nous laissons à d’éventuels contributeurs pour proposer une communication et ne pourrons sélectionner qu’un nombre très restreint de travaux en plus de ceux qui sont d’ores et déjà retenus pour le 13 mars.

Aussi avons-nous décidé de consacrer le numéro 47 des Études rétiviennes au rapport qu’entretient Rétif de la Bretonne avec le monde du livre, afin de permettre à chacun de traiter plus amplement ce beau thème.

Dans le monde du livre, Rétif fut un acteur complet : auteur prolifique ­­- 187 volumes - 57000 pages en quarante ans d’activité littéraire, il vit par son œuvre et pour son œuvre ; il s’engage dans tous les genres et tous les modes de l’écrit, accumulant et bien souvent entremêlant, récits, drames, dictionnaires, lettres, pamphlets, traités, expérimentant le registre tragique, les jeux lexicaux, les dialogues, s’efforçant de traduire ses expériences amoureuses, et celles des femmes qui l’entourent, et, pour finir, laissant son imagination explorer des mondes sidéraux, des peuples fantastiques.

Il est voué au livre dès l’adolescence puisqu’après son apprentissage chez Fournier à Auxerre, il travailla comme prote chez différents imprimeurs parisiens, avant de se faire auteur en publiant son premier roman, La Famille vertueuse, en 1766.

Il fut donc typographe, il fut auteur, il fut en rapport avec des imprimeurs, des dessinateurs, des libraires, des censeurs. Il vécut de sa production littéraire, et contribua au commerce du livre. Il prit part aux querelles de son temps sur les droits d’auteur, fut traducteur et aussi… lecteur !

Son investissement total dans l’écriture et l’ampleur de son œuvre annoncent les écrivains aux carrières en forme de destinées comme le fut celle d’Honoré de Balzac ; et jusque dans la posture de « livre-vivant » qu’il offre de lui-même au public, il ouvre la voie au futur, au romantisme, au modernisme.

Ces divers points de vue sur Rétif artisan du livre ou Rétif engagé dans son œuvre au cœur d’un monde en rupture, ouvrent aux chercheurs des perspectives qui n’ont pas toutes été exploitées.

Sur toutes les questions qui concernent le rapport de Rétif avec le monde du livre vous pouvez faire parvenir vos propositions de communications jusqu’au 10 février à Dominique Varry, dominique.varry@enssib.fr ; vos propositions d’articles sont attendues dès maintenant, l’article rédigé devant parvenir  pour le 15 septembre à Claude Jaëcklé-Plunian, cl.j.pl@orange.fr .

Pour la Société Rétif de la Bretonne, Claude Jaëcklé-Plunian, secrétaire générale