IMITEMENS

Imitemens : néol. l’une des deux « faces » de l’actricisme*. Ce sont les « objets d’imitation » proposés au théâtre, autrement dit ce que véhicule le texte de théâtre, par opposition aux modèlemens* qui correspondent à la manière d’imiter (La Mimographe, éd. M. de Rougemont, Paris/Genève, Slatkine reprints, 1980, p. 181).

« Que l’auteur ne donne donc jamais à nos acteurs que des imitemens naturels, honnêtes et utiles tout à la fois, s’il veut produire avec l’illusion, le plaisir solide qui résulte de l’instruction, jointe à l’utilité retirée » (ibid., p. 182).

« Note [N] Il semble que les enfants soient tous nés comédiens, tant on trouve de facilité à leur enseigner le mimisme ; en effet, cet âge est celui des jeux et des ris ; tout est prestige, tout est illusion dans cet âge charmant ; et tout ce qui est imitation et faux-semblant a des attraits pour lui ; la comédie, qui n’est qu’une image des mœurs par son intrigue, est aussi la peinture des actions par ses imitemens, comme elle est celle des manières par ses modèlemens; cet exercice doit être par-là doublement utile à la jeunesse, qu’il prépare à remplir réellement dans la société, ce qu’elle a feint sur la scène » (ibid., p. 430).

* Voir ce mot.